Présentation

De la fève de cacao au chocolat, une transformation artisanale qui cultive l’autonomie, la sobriété et l’équité

De la fève de cacao et du sucre de canne : voici un chocolat sans ingrédient artificiel, non raffiné, non conché et à la texture audacieuse, qui vous révèle les saveurs naturelles et complexes du cacao…

Comment est-ce possible ?

Grâce à une transformation minimaliste, parfois manuelle, toujours avec des outils simples, peu coûteux et disponibles en Côte d’Ivoire.

Yêrê est un pionnier : nous contestons la division internationale du travail, qui veut que les paysans des pays du Sud produisent des matières premières peu onéreuses, et que les industries des pays du Nord les transforment en biens onéreux. C’est en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, que nous fabriquons notre chocolat afin de garder la plus-value sur place, de diffuser nos techniques simples vers des groupements de femmes et de favoriser la consommation locale de chocolat.

Une économie équitable au Nord comme au Sud, c’est aussi un circuit-court jusqu’aux consommateurs.

Nos motivations

 

 

Enfants travaillant dans une plantation de cacao
Enfants travaillant dans une plantation de cacao

Le projet de transformation artisanale du cacao naît en 2009 : l’une de nous, Ivoirienne et Française, revient en Côte d’Ivoire travailler. Pour le compte d’une ONG d’aide à l’enfance, elle fait une recherche sur le travail des enfants, en ville et en campagne. A l’époque, le scandale du travail des enfants dans les plantations de cacao vient d’éclater. S’ensuit pour nous une réflexion sur le prix du cacao, toujours moins rémunérateur pour le planteur ; sur le commerce équitable, le label Max Havelaar et ses concurrents Utz certified et Rainforest promus par les multinationales et promoteurs d’un abaissement des standards du Commerce Equitable ; et sur l’absence de transformation artisanale locale, qui remettrait en cause la division internationale du travail entre pays producteurs de matières premières, et pays industrialisés qui produisent et accumulent la plus-value. Notre objectif, c’est d’expérimenter une économie équitable et conviviale au Nord comme au Sud…

 

Notre démarche

 

 

Machine à cacao
Machine à moudre le cacao, fabriqué en Côte d’Ivoire

Nous transformons la fève de cacao avec des outils simples, peu coûteux, et disponibles en Côte d’Ivoire : torréfacteur à café, moulin à arachides, panier à vanner le riz, mortier… Ce procédé est adapté à l’économie populaire des villes et campagnes ivoiriennes. Il est donc reproductible par des milliers de femmes qui, traditionnellement, transforment les produits agricoles. Yêrê diffuse en Côte d’Ivoire la fabrication artisanale du chocolat afin de susciter une consommation et des emplois locaux.
Nous nous inspirons des paysans latino-américains qui transforment artisanalement leur cacao pour la consommation locale, mais surtout des femmes mexicaines qui fabriquent leur chocolat dans leur cuisine, avec des outils rudimentaires.

Notre démarche est donc d’utiliser des outils conviviaux (au sens d’Ivan Illitch), ou low tech, qui du fait de leur simplicité restent maîtrisables du point de vue de :

  • l’investissement nécessaire à leur acquisition (1.500 €/ 1.000.000 FCFA pour deux machines) ;
  • leur technicité réduite qui, tout en améliorant grandement l’efficacité des opérations manuelles, en reste suffisamment proche pour ne pas rendre opaques à ceux qui opèrent les machines les opérations manuelles qu’elles remplacent ;
  • l’énergie consommée, le procédé industriel incluant de nombreuses machines et une étape, le conchage, qui malaxe le chocolat durant 24 à 48 heures pour qu’il soit fondant dans la bouche.

 

Qui sommes-nous ?

Nous sommes portés par une association, Marronnages – Expérimentations et réflexions autour d’une économie conviviale, basée dans la Drôme, dans le Haut Diois. Nous avons monté un atelier artisanal à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

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